Gena Rowlands et Alain Delon, rude semaine...
La disparition d'acteurs ou de réalisateurs célèbres est l'occasion de voir ou revoir certains de leurs films...
Ainsi en va-t-il de Gena Rowlands qui est morte ce 14 août 2024 à l'âge de 94 ans. Femme et actrice fétiche de John Cassavetes, on peut la voir, sous sa direction dans A Child is Waiting (Un Enfant attend) (1963), Faces (1968), Minnie and Moskowitz (Ainsi va l'amour) (1971), A Woman Under the Influence (Une Femme sous influence) (1974), Opening Night (1978), Gloria (1980), Love Streams (Torrents d'amour) (1984). On peut aussi la voir dans Lonely Are the Brave (Seuls sont les indomptés) de David Miller (1962) (voir ci-dessous), The Spiral Road (L'Homme de Bornéo) de Robert Mulligan (1962) (idem) Tempest (Tempête) de Paul Mazursky (1982) (idem) ou Another Woman de Woody Allen (1988).
- Tempest de Paul Mazursky (1982) avec John Cassavetes, Susan Sarandon, Raul Julia et Molly Ringwald (2 h 22') ;
> Philip Dimitrius est un architecte new-yorkais. Travaillé par la cinquantaine, il décide de laisser là sa vie de couple et son confort, pour s'installer sur une île grecque avec sa fille Miranda et retrouver un sens à sa vie. Adaptation de La Tempête de William Shakespeare.
La bande-annonce est ici.
- The Spiral Road (L'Homme de Bornéo) de Robert Mulligan (1962) avec Rock Hudson, Burl Ives et Geoffrey Keen (2 h 19') (VOSTEN) ;
> En 1936, Anton Drager, un jeune médecin, arrive à Java où il travaille aux côtés d'un prestigieux confrère, luttant contre la lèpre. Il part ensuite, seul, combattre la peste et le choléra en Inde. Sa fiancée le rejoint et il l'épouse. Mais il se donne tout entier à la médecine et la néglige. Un jour, il découvre les pratiques vaudou de la population autochtone et part en guerre contre cette forme de sorcellerie.
La bande-annonce est ici.
- Lonely Are the Brave (Seuls sont les indomptés) de David Miller (1962) avec Kirk Douglas, Walter Matthau et Michael Kane (1 h 47') ;
> En plein vingtième siècle, Jack Burns a décidé de ne pas vivre avec son temps ; le monde qui l’entoure et les progrès l’ennuient profondément et il continue à vivre comme ses ancêtres de l’ouest, toujours à cheval. Il est cowboy par vocation et va se retrouver au Nouveau Mexique pour y garder des troupeaux. Il va rendre visite à son amour de jeunesse, Jerry Bondi et découvre qu’elle a épousé son ami d’enfance Paul emprisonné pour avoir aidé des mexicains à passer clandestinement la frontière...
La bande-annonce est ici.
On trouvera ici, successivement, l'hommage que lui a rendu Pierre Murat sur le site de Télérama ce 15 août et l'article de Murielle Joudet paru dans l'édition du journal Le Monde datée du 17 août :
Et puis, bien sûr, autre disparition à laquelle vous n'avez pas pu échapper dans les médias, celle d'Alain Delon que chacun d'entre nous a vu dans Plein Soleil de René Clément (1959), Rocco et ses frères (1960) et Il Gattopardo (Le Guépard) de Luchino Visconti (1961), Le Samouraï de Jean-Pierre Melville (1967), Le Clan des Siciliens d'Henri Verneuil (1969), Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville (1970), La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre (1971) ou Mr. Klein (Monsieur Klein) de Joseph Losey (1976).
Plus rares sans doute sont ceux et celles qui l'ont vu dans L'insoumis d'Alain Cavalier (1964) avec Léa Massari et Georges Géret (1 h 37') dans lequel il incarne Thomas qui, engagé durant la guerre d'Algérie et passé dans l'OAS, participe à la séquestration d'une avocate chargée de défendre des Algériens. Cette dernière s'échappera en soudoyant le jeune homme, et l'aidera à s'échapper de son univers.
Un extrait du film est ici.
Autre film, moins connu, quoique, Les Félins de René Clément (1964) avec, outre Alain Delon, Jane Fonda et Lola Albright (1 h 33') dans lequel Alain Delon incarne Marc, jeune play-boy français, qui n'aurait jamais du séduire la femme d'un gangster américain. Ce dernier, cherchant à venger son honneur, a mis des hommes à sa poursuite. Parvenant à les semer, Marc arrive à Monte-Carlo ou il fait la connaissance de Barbara, qui l'engage comme chauffeur.
La bande-annonce est ici.
On n'oubliera pas, dans cette liste non exhaustive, Borsalino de Jacques Deray (1970) avec Jean-Paul Belmondo, André Bollet et Michel Bouquet (2 h 04') qui nous conte la grandeur et la décadence de François Capella et Roch Siffredi, deux truands du milieu, dans le Marseille des années folles.
La bande-annonce est ici.
Ceux et celles d'entre vous qui maîtrisent l'idiome de Shakespeare, faute de sous-titres français, pourront profiter de la version US sous-titrée de Zorro de Duccio Tessari (1975) (1 h 58') dans lequel, aux côtés de Stanley Baker, Ottavia Piccolo et Enzo Cerusico, Alain Delon, sans surprise ici, incarne Diego de la Vega qui, dévasté par l'assassinat de son ami le gouverneur du Nouvel Aragon, est bien décidé à se venger. Il mène l'enquête en observant le colonel Huerta, un homme cruel aux attitudes de véritable dictateur auprès des plus faibles et des plus pauvres. L'arrivée en ville de Diego coïncide étrangement avec celle d'un mystérieux homme masqué, appelé Zorro, défendant les opprimés...
La bande-annonce est ici.
Signalons, enfin, Les Granges brûlées de Jean Chapot et Alain Delon (1973) dans lequel ce dernier incarne le juge d'instruction Pierre Larcher qui dirige l'enquête faisant suite à la découverte du cadavre d'une femme un matin d'hiver par des cantonniers dans la campagne du Haut-Doubs. La maison la plus proche est la ferme des Granges brûlées. C'est là que vivent Rose, incarnée par Simone Signoret, une femme autoritaire, et sa famille.
La bande-annonce est ici.
Et, autre film dans lequel Alain Delon est passé derrière la caméra, Pour la peau d'un flic (1981) (1 h 47') avec, outre lui-même dans le rôle de Choucas, l'ex-flic devenu détective privé, Anne Parillaud, Michel Auclair, Daniel Ceccaldi et Jean-Pierre Darras.
Une femme, Madame Pigot, demande de l'aide à Choucas, un ancien policier reconverti en détective afin qu'il retrouve sa fille aveugle. Toutefois la mère est assassinée et Choucas, se retrouvant pris pour cible par les tueurs, se défend et tue deux d'entre eux. Il est alors recherché à la fois par une bande de trafiquants de drogue et par la police.
La bande-annonce est ici.
Pour conclure, on trouvera ici l'article d'Olivier De Bruyn publié sur le site de Télérama le 18 août qui retrace avec talent la longue carrière d'Alain Delon :
Et, ici, l'article nécrologique de Thomas Sotinel publié sur le site du journal Le Monde ce 18 août :
@ suivre...
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